Saison 2020-2021

Le Club Kobudo et Arts Martiaux Anciens d'Ecully vous souhaite la bienvenue sur son site.


À propos

Pour faire face aux menaces des troupes d'occupation les maîtres d'Okinawa ont développé des techniques de combat en  se servant des ustensiles de la vie quotidienne (Bâton,Rame, Fléau,...).

Le caractère subversif de cette pratique l'a longtemps confiné au secret.  Les armes utilisées sont  :


  1. Le Bō est un bâton en chêne, néflier,arec ou Kuba  (espèce de palmier), Arme longue de 1,83 mètre qui correspond à la taille moyenne d'un adulte. Le Bō n'est rien d'autre que le bâton de portage  dans l'Extrême Orient. 
  2.   Le Sai est un trident métallique. ressemblant  à une dague, mais la lame n'est pas tranchante : elle est conique, de section cylindrique ou octogonale. Son extrémité pointue sert à piquer, soit lors d'une frappe soit en le lançant. La longueur de la lame doit permettre la protection de l'avant-bras tout entier.
  3.  Tunguwa ou Tonfa fabriqué bois de chêne,  dur et résistant, il  mesure environ 50 cm de long et de section cylindrique, carrée ou trapézoïdale. Sa longueur permet la protection l'avant-bras tout entier, lorsqu'on le tient par la poignée cylindrique dont la taille correspond à la largeur de la paume de la main. 
  4. Nunchaku ou Sosetsukon  l'arme Okinawaïenne la plus célèbre. Il s'agit de deux bâtons très courts (1 à 2 pieds) reliés  par une corde qui a été remplacée par  une chaîne pour  résister à une arme tranchante. la longueur des branches du Nunchaku permet la protection de l'avant-bras tout entier.Cette arme pouvait facilement être dissimulée sous les vêtements, elle  était utilisée principalement par les femmes. A l’origine  un fléau pour le battage du riz
  5.   Le Sansetsukon est une sorte de Nunchaku à trois branches. Les branches, en bois, sont de même longueur (65 cm) et reliées entre elles par une chaîne de 7 cm environ. Des anneaux métalliques sont accrochés aux chaînes pour en accroître le bruit lors de sa manipulation afin  d'effrayer l'adversaire.
  6.   Bâton court- Jo c'est un bâton court de 1,22 m. Son maniement est totalement différent du Bô, malgré sa ressemblance. Sa petite taille permet d'effectuer des mouvements très rapides en le faisant glisser entre les mains. 
  7.   Le Nunti est une sorte de lance, composée de 2 éléments : un long bâton (1,70 m) au bout duquel est inséré un Manji-Sai. Cette arme fut introduite à Okinawa à l'époque où les échanges commerciaux avec la Chine étaient en plein essor (il y a environ 500 à 600 ans). Elle n'est pas sans rappeler la hallebarde occidentale.
  8.  Le Kama ou faucille c’est la faucille des paysans.L’ outil est utilisé tel quel, sans modification. Le manche en bois a une longueur de 30 cm environ. La lame, en acier, est légèrement courbe et perpendiculaire au manche. Le Kama est utilisé par paire. Les techniques consistent à bloquer puis piquer, transpercer ou couper. 
  9.   Eku – Rame c'est la rame des pêcheurs. Elle servait, en tant qu'arme, dans les conflits entre pêcheurs, puis contre les assaillants étrangers. Un coup porté avec la partie plate de la rame est si puissant qu'il pouvait décapiter. Cette même partie était aussi utilisée pour projeter du sable dans les yeux de l'adversaire. 
  10.   Le Timbe Seiryuto est un bouclier fait à l'origine avec une carapace de tortue, on en trouve réalisés en acier ou en aluminium. Le diamètre est d'environ 45 cm. Dans la partie interne du Timbe sont fixées une poignée, en bois, et une lanière, pour passer le bras. Le Seiryuto est une machette. Le manche est en bois et la lame en acier. Sa longueur est de 60 cm. Ces deux armes sont utilisées conjointement. Le Timbe est tenu de la main gauche (pour un droitier). Il sert non seulement à se protéger mais également à frapper ou pousser l'adversaire.
  11.   Le Kue  c'est la houe avec laquelle les paysans grattent la terre.  Elle est utilisée telle quelle. Le maniement de cette arme est difficile ; non seulement à cause de son poids mais surtout à cause de son important déséquilibre. 
  12. Le Suruchin est constitué d'une longue corde avec un lest à chaque extrémité. Une variante du Suruchin, le Kusari, est formé d'une longue chaîne pouvant atteindre 4 m de long. Le Kusari, entouré autour du bras, constituait une protection efficace contre les armes tranchantes. Utilisé comme un lasso, il permettait d'attraper l'ennemi, en l'étranglant si le cou était la cible ou en le désarmant si c'était l'arme ou le bras qui était visé.